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Cadre, un statut qui fait toujours sens ?

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Devenir cadre. Un véritable objectif personnel depuis plusieurs décennies, une injonction parfois à atteindre un symbole de réussite. Mais le statut de cadre est-il réellement une fin en soi ?  

Concrètement, qu’est-ce que le statut cadre ?

Eh bien, aucune définition officielle du statut cadre n’est écrite dans le Code du Travail. Toutefois, l’usage en a fait une réalité censée traduire initialement un niveau d’étude, puis de compétences validées, ainsi qu’une autonomie reconnue dans la prise de décision.   Ingénieur, profil administratif, commercial ou juridique, le cadre est reconnu comme tel par l’employeur si celui-ci arrive à justifier de ce statut par la charge de travail, le diplôme requis, l’expérience ou la capacité de direction.   Enfin, côté employeur, le cadre joue un rôle essentiel puisqu’il permet à la direction de se décharger partiellement d’un niveau de responsabilité.  

Des avantages nombreux

Dans notre marché du travail, la principale motivation à devenir cadre tient dans le niveau de salaire  (qui n’est toutefois pas imposé par les conventions collectives). C’est évidemment la traduction financière de la reconnaissance de l’entreprise à l’égard d’un employé. Ce n’est pas tout :

  • le cadre a souvent plus de congés payés
  • il est plus libre de ses horaires
  • il peut cotiser à une caisse complémentaire spécifique
  • il bénéficie généralement d’une meilleure prévoyance
  • il peut devenir électeur au conseil des prud’hommes
 

La vie des cadres en PME

  Les PME emploient 35 % des cadres, principalement dans les services, l’industrie agroalimentaire, la mécanique, la métallurgie, la construction et la distribution. Les recruteurs apprécient particulièrement les cadres qui ont plus de 5 ans d’expérience à leur actif. La raison est simple : les petites structures ont moins de marge de manoeuvre pour se consacrer à la formation de jeunes diplômés à des postes d’encadrement.   Le cadre fraîchement recruté dans une startup doit être non seulement opérationnel et autonome rapidement, mais également polyvalent pour dépasser les simples missions de sa fiche de poste. D’un point de vue opérationnel, les missions d’un cadre et d’un non-cadre ont tendance à se confondre et se chevaucher, d’autant plus dans les PME et les startups où tout le monde est amené à faire plusieurs métiers. Dans ces situations, le statut semble progressivement se résumer à une distinction salariale.  

Les startup renversent le système patriarcal des cadres ?

Qu’ils soient commerciaux, ingénieurs, responsables communication ou directeurs des ressources humaines, ceux qui bénéficient des statuts cadres n’encadrent parfois qu’eux-mêmes. D’aucuns se demandent s’il ne serait pas plus pertinent de réfléchir à un statut de manager  pour traduire les véritables fonctions des chefs d’équipe ?   A fortiori, la culture startup et les besoins nouveaux d’un monde du travail en mutation redistribuent les cartes. Quand le cadre que nous connaissons jusqu’à présent se distingue par ses responsabilités et une forme d’autorité dans un modèle pyramidal. Le sens donné au statut repose au moins partiellement sur la place qu’il occupe dans la hiérarchie.   A l’heure où de nouvelles formes de management et de plus en plus d’horizontalité s’invitent dans l’entreprise, son rôle et sa position perdent peut-être de leur pertinence à justifier le statut de cadre. C’est certainement une des raisons qui poussent les startup à lier la responsabilité et l’implication dans la société à de la prise de parts ou des bons de souscription d’actions (Equity).

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